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Un renouveau au Vignoble Saint-Gabriel

  • Publié le 21 sept. 2026 (Mis à jour le 21 sept. 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Marie-Catherine Goudreau
Photo gracieuseté
Photo gracieuseté

Ce n’est qu’en 2024 que Charles-Alexandre Lévesque et Catherine Papillon-Hogue ont fait la découverte du Vignoble Saint-Gabriel lors de vacances dans la région de Lanaudière. Deux ans plus tard, ils sont propriétaires de l’endroit. 

« On est tombés en amour avec la région. À la fin de nos vacances, on regardait les chalets et, deux mois plus tard, on en achetait un, raconte Charles-Alexandre. En visitant le vignoble, on a su qu’il était à vendre et on se disait en riant : “Est-ce qu’on l’achète?” Une graine a été semée à ce moment… » Après une année à venir à leur chalet durant les week-ends, le couple a décidé de déménager à temps plein dans Lanaudière. 

À ce moment, Catherine, alors pharmacienne, souhaitait rediriger sa carrière vers un métier en agriculture. De son côté, Charles-Alexandre, qui était enseignant, avait la fibre entrepreneuriale. « Après quelques discussions avec les propriétaires, on a réalisé que c’était quelque chose de possible et qui rassemblait plusieurs éléments qu’on aimait : l’agrotourisme, les produits locaux, le vin… », explique Charles-Alexandre. 

« Travailler avec le vin permet d’être créatif, que ce soit dans les assemblages, dans le choix des bouteilles, dans le design, indique Catherine Papillon-Hogue. Je voulais aussi jouer dans la terre, me rapprocher de la nature, travailler dehors. » Pour Charles-Alexandre, c’est le côté transformation qui l’intéressait. « J’aime cuisiner, faire des recettes, goûter, essayer de nouvelles choses. Puis, j’aime aussi le côté social et aller à la rencontre des gens », dit-il. 

Charles-Alexandre Lévesque et Catherine Papillon-Hogue.

Un processus à apprendre 

Alors que le couple n’avait pas d’expérience en viniculture, il apprend sur le terrain, au fil des saisons et aux côtés d’experts. Le travail de la vigne commence dès le printemps, alors que l’équipe doit tailler les 37 000 vignes, une par une, afin d’enlever les branches mortes et d’optimiser la forme de la vigne. Ensuite, lorsque les bourgeons sortent, l’équipe enlève ceux qui ne sont pas nécessaires ou mal positionnés. Elle doit aussi désherber manuellement et faire le remontage des branches pour que les vignes tiennent en place. 

À l’automne vient le temps des vendanges, soit la cueillette des raisins, qui se fait avec l’aide de bénévoles. « Pour le blanc, on va presser les raisins et envoyer le jus dans les cuves. Pour le rouge, on presse légèrement les raisins et on les envoie macérer avec les pelures. C’est ce qui va donner les tanins et le goût plus corsé au vin, explique Charles-Alexandre. Ensuite, on fait le soutirage, on essaie de balancer le vin pour avoir un produit intéressant, on va ajouter des levures, on le laisse fermenter, on le filtre, etc. » Puis, certains produits iront vieillir dans les tonneaux de la cave à vin. « Il ne faut pas brutaliser le vin. Certains ont besoin de plus de temps pour arriver à un goût idéal », ajoute Catherine. Ils procéderont ensuite aux assemblages, selon le goût de chaque cuve. 

Les nouveaux propriétaires souhaitent conserver l’identité des vins, mais veulent également amener des nouveautés, notamment un blanc, un rouge ainsi qu’un gin. « On souhaite amener plus de fermentation en fût de chêne, tout en restant classique dans l’offre », indique Charles-Alexandre.

Photo gracieuseté

Bien plus qu’un vignoble 

Au-delà de la production de vins, le Vignoble Saint-Gabriel offre tout un éventail d’activités sur place : des dégustations de vins, une salle pour des mariages ou des événements corporatifs, des visites guidées de la cave à vin (construite sous un viaduc), une collection de tracteurs antiques, ainsi qu’un sentier de 8 km. « Il est vraiment possible de passer une journée complète au vignoble », soulignent les propriétaires. 

Puis, nouveauté cet été, des 5 à 7 avec Imparfait.e ont lieu tous les vendredis de l’été. Au menu : tartares, plateaux de fromages et charcuteries, et vin! « Ce traiteur travaille avec des produits locaux de la région », explique Charles-Alexandre. L’été, les gens s’installent sur la terrasse pour manger, avec la vue sur les champs, ou peuvent également pique-niquer sur place. Il est aussi possible de camper au vignoble, grâce à leur partenariat avec Terego. 

2190, rang St-David, St-Gabriel-de-Brandon 

vignoblesaintgabriel.com 

L’incontournable du Vignoble Saint-Gabriel 

Brume Rosée 

« C’est l’un des vins qui a fait la réputation du vignoble! C’est notre plus grand vendeur. » Il s’agit d’un vin frais, léger et délicat qui doit être bu jeune. Il a vieilli en cuve pour développer la pureté de sa robe. Il est excellent en apéritif ou au repas. La fraise, la framboise et tous les petits fruits des champs sont bien présents en bouche. 

Les vins sont disponibles sur place seulement. 

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