Des citoyennes mobilisées pour la sécurité dans le Vieux-Terrebonne

L'équipe de Microklimat. (Photo Médialo – Sabrina Quesnel-Bolduc )
L’équipe de Microklimat. (Photo Médialo – Sabrina Quesnel-Bolduc )

Une dizaine de femmes étaient présentes au dernier conseil municipal de Terrebonne, pour dénoncer des actes de violence dans le Vieux-Terrebonne. Propriétaire du salon de coiffure MicroKlimat sur la rue Sainte-Marie et porte-parole citoyenne, Leïca Leclerc réclamait l’adoption rapide de mesures préventives.  

Anciennement travailleuse de rue, Leïca a toujours souhaité que son commerce soit un lieu de partage où les gens se sentent en confiance. Il y a quelques mois, elle et ses collègues ont été les confidentes de certaines clientes inquiètes. « Elles nous ont avoué avoir été victimes soit d’agressions sexuelles, d’attouchements ou de comportements dérangeants à la sortie des bars. » Aussitôt, elles les réfèrent aux intervenantes du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS).
Dans la même période, la propriétaire est à son tour témoin d’une scène qui la bouleverse. « Nous sommes intervenus dans une situation de trafic sexuel humain. À 8h30 le matin, nous avons accueilli deux jeunes femmes, majeures, qui étaient désorientées et très intoxiquées. Nous avons appelé la police et nous les avons amenés à se réfugier au salon. »

La place de la communauté 

La réaction de la Terrebonienne a été, selon la directrice et intervenante du Calacs, France Clément, la bonne façon de faire. « L’enjeu des violences sexuelles existe depuis toujours. Dans le sud de Lanaudière, nous sommes 12 intervenantes, pour plus de 345 000 habitants, c’est clairement insuffisant », mentionne France Clément. Pour elle, il est primordial que les citoyens et citoyennes qui sont témoins de situations problématiques interviennent et les dénoncent.
« La mobilisation citoyenne, c’est vraiment une des solutions dans ce contexte.  Par exemple, si on voit une femme qui paraît mal à l’aise, qui semble être suivie, on peut aller lui poser la question “ est-ce que ça va? Est-ce que tu as besoin d’aide? Est-ce qu’il s’est passé quelque chose? ” ».

La prévention sur le terrain 

Lors du conseil du 21 avril, le maire de Terrebonne mentionnait que le plan de sécurité urbain serait bientôt déployé et que le Vieux-Terrebonne serait ciblé pour l’installation de caméra de surveillance. Selon Mme Clément, les villes qui sont présentes sur le terrain voient les cas d’agressions diminués. « On veut une ville sécuritaire qui fait des actions concrètes. Il y a des villes dotées d’une identité visuelle. Par exemple, ils ont des étiquettes dans les vitres des commerces, qui représentent les moyens de préventions mis en place. » Elle ajoute que des intervenants pourraient formés le personnel des commerces à réagir. « Si tout le Vieux-Terrebonne aurait un numéro de téléphone à appeler, où ces personnes en détresse seraient prise en charge, pas juste par le service de police, mais par un intervenant qui peut vraiment venir en aide et être une personne-ressource, ça aiderait les commerçants. » 

Dénoncer sans attendre 

Selon le capitaine Vincent Charbonneau, porte-parole de la police de Terrebonne, le taux de criminalités a plutôt diminué depuis le déménagement du poste sur le Boulevard des Seigneurs. Cependant, il mentionne que les événements qui ne leur sont pas reportés ne peuvent être répertoriés. « Nous avons besoin de connaitre les événements pour être capables d’intervenir. Si on n’a pas la connaissance du terrain, on n’est pas capable de mettre des éléments en place pour essayer de prévenir, du moins certains éléments. » Il encourage les citoyens à appeler le 911, s’ils sont témoins d’agressions et à interpeller les policiers qui arpente les rues, s’ils ont des inquiétudes.  

Dès le 17 mai, l’unité mobile d’intervention (UMI) sera déployée dans la ville de Terrebonne pour accroitre le sentiment de sécurité des citoyens. « C’est une mesure préventive et répressive. Ce sera une patrouille visible dans le secteur pour assurer une présence et le sentiment de sécurité. » Cette année, deux policiers de plus seront en services, passant de cinq à sept pour couvrir la Ville de Terrebonne. 

Le conseiller du Vieux-Terrebonne, Charles Messier, indique que la situation le préoccupe. Depuis son passage au conseil de Ville, des rencontres ont étés faits avec Leïca Leclerc, pour s’informer d’avantage. « Je vais faire du porte à porte pour récolter les témoignages des cioyens. La Ville est à l’écoute et nous souhaitons améliorer la situation », mentionne M. Messier.
La Ville confirme que le stationnement Saint-Joseph sera bientôt éclairé. 

Ces cas peuvent sembler isolés, puisqu’ils sont rapportés individuellement, mais, pour France Clément, le problème de violences sexuelles commis envers les femmes en est un enjeu de société. « Il est important que chaque individu prenne action dans ce combat qui dure depuis toujours. »

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