Des jardins dans les parcs

  • Publié le 17 avr. 2026 (Mis à jour le 17 avr. 2026)
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François Lavoie et Angela Montemiglio dans le jardin communautaire du parc Donat-Bélisle. Photo Médialo - Raphaël Isselet 
François Lavoie et Angela Montemiglio dans le jardin communautaire du parc Donat-Bélisle. Photo Médialo – Raphaël Isselet 

Depuis quelques années dans Terrebonne, des jardins communautaires ont tranquillement émergé dans différents parcs de la ville. François Lavoie, président de la coopérative La Ruche, nous en dit plus sur le projet.  

C’est sous un pâle soleil d’avril, dans un coin du parc Donat-Bélisle, que François Lavoie nous a donné rendez-vous. Le jardin n’est pas encore planté par les volontaires, mais les bacs donnent une bonne idée de ce à quoi cela peut ressembler. Dès le début du printemps, les jardiniers vont pouvoir prendre possession de leur portion de bac et se mettre à planter ce qu’ils souhaitent. Et bientôt, les fleurs, légumes et aromates vont peupler ce bout de parc municipal au bord de l’eau. Sans aucun doute une amélioration par rapport au gazon un peu vide du reste du parc.  

Mais pour développer d’autres jardins, la difficulté pour La Ruche n’est pas de trouver des volontaires ou des jardiniers, ce sont les terrains.  

Des conditions à réunir 

Depuis deux ans, la coopérative est associée avec la Ville de Terrebonne pour développer ses jardins. Et comme l’explique François Lavoie, le processus pour trouver de nouveaux jardins démarre sur Google Maps. « On cherche d’abord du vert sur la carte. Ensuite on regarde si ce sont des parcs de la Ville, des terrains privés…Mais la difficulté ce n’est pas seulement de trouver des endroits verts, c’est aussi de trouver des endroits avec le bon type de logements autour ». 

Car ce dont s’est aperçue la coopérative, c’est que les citoyens en demande de jardins sont majoritairement ceux vivant dans des appartements. « Le défi, c’est que si tu as une maison, tu n’en as pas besoin. C’est l’enjeu principal. On a ciblé plein d’endroits, puis on s’est rendu compte qu’ils n’étaient pas nécessairement bons », explique François Lavoie.  

Et même lorsque le terrain est trouvé, le jardin est installé et les jardiniers à la tâche, tout n’est pas encore sans accrocs. « Ici on a une liste d’attente. On pourrait agrandir le jardin. Mais après cela voudrait dire que l’on a des voitures qui se garent, des gens qui convergent…Les gens autour ne vont pas apprécier », explique François Lavoie. Et oui, une autre contrainte des jardins est l’accessibilité : pour éviter de devenir un aimant à voitures, les jardins se doivent d’être accessibles à pied ou en mobilités douces par leurs utilisateurs.  

 

 

Se réapproprier son environnement 

Pour le président de La Ruche, l’objectif des jardins n’est pas réellement de produire de la nourriture. « Aucun bac à jardin n’est suffisant pour nourrir du monde. On est plus dans la réappropriation, de mettre les mains à la terre, pousser à la culture, faire pousser, faire soi-même, que se nourrir. Dans un bac comme ça, on pourrait cultiver peut-être des tomates, là, mais ce n’est pas pour l’année non plus. Les gens viennent s’amuser. C’est beaucoup dans le jeu, dans le bris d’isolement ».  

Cet été, lorsque vous passerez dans le parc Donat-Bélisle pour une balade au bord de l’eau, vous saurez d’où vient ce parfum de tomates qui vous chatouille les narines.  

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