Plus qu’un simple campus

  • Publié le 17 oct. 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
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Groupe Medifice a choisi d’accoler son nom au projet de campus universitaire déposé le 11 octobre par la Ville de Terrebonne. Une alliance naturelle, croit Frédérick Garipépy, vice-président Développement, qui habite lui-même à Terrebonne.

D’entrée de jeu, M. Gariépy nous corrige : il ne s’agit pas que d’un projet de campus universitaire, mais bien d’un « quartier universitaire ». Cette expression, il y tient. « On crée un pôle de services intégré au quartier », précise-t-il.

Parce que le projet déposé par la Ville de Terrebonne à la suite de l’appel de candidatures du Centre régional universitaire de Lanaudière (CRUL) compterait plus qu’un seul pavillon universitaire : notamment, un complexe aquatique et une bibliothèque, des projets que Québec avait refusé de financer tout juste avant l’entrée en poste du maire Mathieu Traversy.

Pas de béton pour Québec

Cette fois-ci, Terrebonne sort l’artillerie lourde pour que Québec accepte d’embarquer. « Ce qu’on propose au gouvernement, c’est d’investir zéro dollar dans le béton et dans les infrastructures », de dire le maire. « Un clés en main, un projet taillé sur mesure », ajoute-t-il.

C’est le Fonds immobilier de solidarité FTQ qui est propriétaire des terrains convoités, au sein de La Croisée urbaine. Medifice serait le promoteur pour la construction. La contribution du gouvernement serait surtout d’assurer la carte de programmes d’enseignement.

Ce double partenariat d’affaires avec Medifice et le Fonds est une « plus-value » pour le maire. « J’ai confiance que le CRUL va choisir le meilleur projet, et le meilleur projet, il est ici, à Terrebonne. » Il s’empresse d’ajouter que si l’un des quatre autres projets déposés s’avérait meilleur pour la région, il s’y rallierait. La clé du succès selon lui : « La démarche dépolitisée. »

Inquiétudes et trafic

Dès le dévoilement public du projet, les inquiétudes des citoyens de Terrebonne ont afflué. Plusieurs se demandent comment la fluidité du trafic sera assurée dans le secteur de La Croisée urbaine, qui est déjà très congestionné. Le maire Traversy se dit conscient de cet élément, et rappelle que la région a fait connaître ses doléances et ses pistes de solution en matière de transport lors du Forum sur la mobilité en mai, à Repentigny. Diverses avenues sont évaluées, mais la desserte par train fait clairement partie des plans pour La Croisée urbaine, un quartier classé TOD (transit-oriented development. « Un train qui est vide [en ce moment], mais qui pourrait se remplir », est convaincu Mathieu Traversy.

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