À chacune ses choix, son rythme et son cheminement

  • Publié le 12 sept. 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Mélanie Savage

La 41e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes, qui se tiendra le vendredi 16 septembre, a plus que jamais sa pertinence alors que seulement 5 % à 6 % des agressions sexuelles sont rapportées à la police et que seules 3 plaintes sur 1 000 mèneront à une condamnation de l’agresseur.

Ces données, le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) La Chrysalide les a inscrites, avec d’autres faits, sur un tract que ses travailleuses distribueront avec des crayons le 16 septembre, d’abord au sein de quelques organismes, puis à l’Île-des-Moulins. Le but? Ouvrir le dialogue et sensibiliser. « Nous voulons rejoindre les gens, les informer, répondre à leurs questions. Nous visons la population en général pour lui montrer qu’elle a le pouvoir d’agir sur les faits, par exemple en dénonçant », explique Karine Lacourse, agente de développement du projet SurVivantes au CALACS.

« Nous voulons aussi défaire les mythes en lien avec la justice, renchérit Mélanie Paquette, coordonnatrice et intervenante sociale au CALACS. Quand on sait que seulement 3 plaintes sur 1 000 se concluent par une condamnation, quand on sait que 4 victimes sur 5 connaissent leur agresseur et donc que ça peut être plus complexe qu’on pense de dénoncer, je crois que c’est important de sensibiliser la population à l’importance d’être à l’écoute des femmes victimes d’une agression sexuelle. Il faut respecter leur choix, leur rythme. »

C’est d’ailleurs le thème choisi pour la 41e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes : « Briser le silence, mon choix, mon rythme ». Toutes les victimes ne choisiront pas nécessairement de dénoncer leur agresseur et de passer par le système de justice, certaines opteront pour un cheminement de guérison qui leur est propre. Dans les deux cas, la meilleure aide que leurs proches peuvent leur offrir, rappelle le CALACS, c’est de les écouter sans les juger et de respecter leur choix et leur rythme.

Vous souhaitez en discuter avec les intervenantes du CALACS La Chrysalide? Le 16 septembre, elles arriveront à l’Île-des-Moulins, dans le Vieux-Terrebonne, vers 10 h. Elles y resteront jusqu’à 15 h. Il est également toujours possible de contacter l’organisme au 450 964-7888 ou de visiter le calacslachrysalide.ca.

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